De notre envoyé spécial à Vancouver : Alexander !
Du 09 au 24 Décembre 2006
Deux semaines au pays du Caribou
A la descente d’avion
Ma première mission, retrouver le contact français sur place : une certaine Nelly. Elle me reconnaîtra grâce à une vieille photo de moi sur MSN, de mon côté, je la reconnaîtrai grâce à la fameuse photo du blog où elle déguste ses sushis… et peut-être aussi parce qu’elle parle ma langue… enfin ça c’est encore à voir…
Lieu de rendez-vous : l’aéroport de Vancouver… ben vu de chez moi à 8000 bornes je me disais c’est cool, c’est précis… arrivé à Vancouver ça commence à sentir le vague…
Bon une petite parenthèse sur le superbe ‘mandala’ indien sculpté dans une tranche de séquoïa géant, faudra vraiment que je le prenne en photo au départ si je peux…
En fin de compte avec mon petit retard de presque une heure à la sortie après récupération des bagages, je me suis dit, c’est cuit elle a dû rentrer chez elle…
Et là une voix me fait : « Alexandre Rolin ? » vous savez même genre que « Sarah Connor ? »
Enfin non elle avait pas un flingue et un œil rouge qui luit dans le noir, et elle semble douée d’un peu plus de conversation que Schwartzie…
Bref j’étais arrivé et entre de bonnes mains…
Du changement d’échelle : la ville
Qu’est-ce que je me suis dit en arrivant au Canada ?
Ok, le Canada c’est grand, les villes comme Vancouver sont étendues mais bon ça doit pas être si terrible, je prends mon nécessaire de jogging pour faire la découverte du tour de la ville à petite foulée (à titre d’indication, Paris intra muros Est-Ouest 10 kilomètres) mais là c’est un peu abuser leurs distances… même en vélo ça ferait mal…
Mais la ville et le centre en particulier, c’est la première grosse claque qu’un européen peut avoir, c’est vraiment comme dans les films américains et tout et tout… une première appréciation du Downtown à pied s’imposait…
Je me suis lancé dans ma première aventure canadienne : avoir mon propre véhicule et jouer les riders intra-urbains (dans un premier temps) et là deuxième découverte, l’européen doit s’adapter à cette conduite sans goût sans saveur, j’ai nommé les vitesses automatiques…
Mon royaume pour une petite reprise en troisième vitesse puis embrayer
Ah ça monsieur chez nous y a pas, laissez votre pied gauche au repos, non non laissez-le il sert à rien… et la main droite, … sur le volant assurément… tout le temps ? tout le temps ! mais un petit réflexe Darwinien peut-être pour passer le point mort ou bien repasser la première quand le feu passe au vert ? non, non, non et non petit !
Bon, ben comme ça y a pas que le fromage qui n’a pas de goût ici, la conduite non plus, et les limitations de vitesses ridiculement petites… et ils roulent comme des pépères en plus… non Audrey je ne parlais pas de toi pour l’instant, toi ça n’a rien à voir avec le nouveau continent, tu es tombée dedans étant petite, les effets de la conduite tranquille et sûre sont permanents chez toi…
Au fait c’est quand même le Canada, non ?
Dès qu’on détourne un peu le regard de la ville, c’est tout aussi singulier… la nature est vaste et pourtant proche…
Au nord de Vancouver, un petit coin paumé dans la montagne,
un point d’embarquement du ferry pour l’Ile de Vancouver
un peu plus haut encore vers le nord en direction de Squamish, les ‘Shannon Falls’
le transport du bois à proximité de l’embouchure de Fraser River
et… l’Ile de Vancouver…
Et les indiens ?
J’avais lu avant de venir à Vancouver que la Première Nation y était, plus qu’ailleurs, très bien représentée. Je m’imaginais les Amérindiens représentés par tribus ayant gardé un maximum de leur culture ancestrale… et que la ville n’est peut-être pas le meilleur endroit pour aller à leur rencontre, qu’il faudrait très certainement sortir un peu des sentiers battus…
A première vue, en ville, le melting-pot est tel que rien d’authentique ne semble ressortir dans les cultures des minorités… ah si ! des totems, ah ça on nous en sert à toutes les sauces, mais quel crédit accorder à cette foultitude de poteaux colorés qui pourraient aussi figurer à Disneyland… des boutiques d’art des ‘First Nations’, là aussi ça pourrait être de l’attrape-touriste on ne saurait faire la différence…
Y a de jolies choses dans l’art indien y a pas à dire, mais ces magasins c’est un peu nos ‘Nature et Découverte’ à nous à la sauce indienne…
Par contre au hasard d’une de mes ballades dans les coins de Vancouver, je suis tombé par hasard dans ce qui semblerait être une réserve indienne, en fait un quartier comme un autre sauf que ses habitants sont tous typés, du moins ceux que je croise et qu’ils semblent assez vivre de façon communautaire à savoir que les affaires qui s’étalent d’une maison à une autre ne semblent pas plus appartenir à l’un qu’à l’autre…
The Musqueam Band
Note de l'éditeur : Vous avez donc découvert les aventures d'Alexandre R.
Nous vous informons qu'il est bien rentré chez lui sain et sauf malgré quelques turbulences météorologiques à l'aller et techniques au retour...
Comments
Merci beaucoup à Alexandre de nous avoir permis de "voyager" quelques instants et de se mettre à la place du touriste de passage. De très belles photos ornent le billet.
mon premier lecteur... merci Nicolas...
et merci à l'équipe technique qui a travaillé dans l'ombre pour que l'édition soit possible... merci à Audrey et Nelly...